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Agro-industrie : produire toujours plus, au détriment de tous

En 1950, le monde était peuplé de 2,5 milliards d’êtres humains en 1950. A l’aube de l’an 2000, ce chiffre atteignait les 6,1 milliards. A l’heure actuelle, nous en sommes à 7,5 milliards. Et comme vous l’avez certainement entendu, nous dépasserons probablement les 9 milliards d’ici une trentaine d’années.

Alors que l’on entend sans cesse que plus d’un tiers de la population mondiale souffre de sous-nutrition, il est paradoxal de constater, qu’en réalité, la production agricole mondiale actuelle permet de nourrir plus de 12 milliards d’humains (soit 1,5 fois de la population mondiale actuelle). En effet, selon la FAO, 1,6 milliard de tonne de nourriture serait gaspillée chaque année, soit 30% de la production annuelle. Au Royaume-Uni, environ 30% des légumes comestibles produits ne sont tout simplement pas récoltés du seul fait d’une inadéquation aux standards du marché.

A titre d’exemple, 1 calorie d’énergie fossile permettait de produire 2,3 calories de nourriture en 1940. En 2014, ce ratio est passé à 7 pour 1 (contre 1 pour 2,3 à l’époque). Incroyable, non ? Dans un système prônant à tout-va l’idée frénétique du productivisme, comment se fait-il que le gaspillage soit tel et que les rendements soient incroyablement bas ?

En France, deux chiffres agricoles font particulièrement frémir :

  1. le niveau d’endettement des agriculteurs français est passé de 57 900€ (1980) à 159 700€ (2010), soit une augmentation de 175%. Excellent, n’est-ce pas ? L’agriculture, à l’instar des grands domaines liés au travail, n’est rien de plus qu’un énorme business se présentant sous la forme d’une chaîne alimentaire où les plus gros (les plus riches) mangent les plus petits.
  2. le nombre d’agriculteurs est passé de 2 millions en 1955 à seulement 500 000 en 2010. Comment justifier une division par 4 d’un chiffre qui aurait pourtant dû croître ?

A l’échelle planétaire, en 2013, les exploitations supérieures à 100 hectares représentent à peine 3% de l’ensemble des fermes agricoles du globe en 2013. Pourtant, en termes de surface, cela se représente plus de 50% des terres agricoles. De plus, entre 1960 et 2004, le volume de production a doublé mais le revenu net réel des entreprises agricoles a diminué de 56%. Quel paradoxe !

Ainsi, il est à dire que la productivité infernale dans laquelle nous sommes est au cœur de tous les problèmes majeurs. Comme le disait George Bernard Shaw, “l’homme raisonnable s’adapte au monde ; l’homme déraisonnable s’obstine à essayer d’adapter le monde à lui-même. Tout progrès dépend donc de l’homme déraisonnable”.

Prenez soin de vous et visez votre indépendance en termes de santé.

Jimmy

 

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