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« Big Three » : l’avenir des semences agricoles reposera bientôt sur 3 semenciers

Bonjour,

Oui, vous avez bien lu le titre ! Depuis la fusion entre Monsanto et Bayer, la probabilité de voir des variétés anciennes (de fruits & de légumes) un jour revenir sur nos étals s’est encore fortement amoindrie. Le nouveau « Big Three », incarné par les trois nouveaux semenciers les plus puissants au monde, a de quoi laisser perplexe quant à la qualité et à la diversité de nos futures denrées alimentaires.

Du « Big Six » au « Big Three »

En 2013, une étude menée par le parlement européen et S. Bonny (Inra), passée sous silence dans les médias, mit au grand jour le phénomène de concentration agrochimique constitué par les six plus gros semenciers mondiaux depuis les années 1990. Parmi eux, on trouvait : Monsanto, DuPont-Pioneer, Syngenta, Dow, Bayer et BASF. Ce « Big Six » est a l’origine de la dissémination des OGM à l’échelle planétaire.

Comme le mentionne le rapport d’étude, « jusqu’en 2009, les ‘Big Six’ investissaient dans les produits de protection des plantes. Depuis, elles s’impliquent davantage dans les semences et les biotechnologies.»

A l’époque de l’étude, près de 41% des parts de marché – concernant les semences – étaient détenues par 3 firmes américaines, à savoir Monsanto (21,8%), DuPont-Pioneer (15,5%) et Dow (3,5%)

En cas d’officialisation quasi certaine de la fusion Bayer-Monsanto, actuellement dans les mains des diverses autorités de la concurrence suite à une enquête approfondie demandée par Bruxelles l’été dernier, on se retrouvera face à l’avènement d’un énorme « Big Three ».

Pourquoi énorme ? Tout simplement parce que depuis l’époque du rapport d’étude (2013), d’énormes fusions ont eu lieu entre ces semenciers, à savoir : DuPont-Pioneer/Dow (2017) ; ChemChina/Syngenta (2017) et certainement Bayer/Monsanto (2018 ?)

Bref, en partant de l’hypothèse (presque certaine) que la fusion Bayer/Monsanto se concrétise, on se retrouverait alors avec 3 multinationales contrôlant plus de 55% du marché des semences. A ce stade de ‘domination’, autant parler de trusts et de cartels d’entreprises pour définir la puissance de ces groupes à toutes les échelles (économique, financière et (géo)politique)

Quelles conséquences sur notre alimentation ? Et quelles solutions ?

Vous vous en doutez, les conséquences n’en seront que désastreuses pour nous [les citoyens]. En effet, il serait utopique de croire en une amélioration, pour notre santé, de la qualité des semences créées et génétiquement modifiées (OGM) pour germer et croître avec des pesticides toujours plus dévastateurs.

A une échelle globale, il est certain que la situation ne pourra pas s’améliorer. C’est d’ailleurs ce que dénonçait déjà Coline Serreau dans son documentaire « Solutions locales pour un désordre global » (2010) dont voici la bande-annonce.

Cependant, son superbe documentaire présente tout de même des solutions … à une échelle locale, qui se résument principalement à deux actions. La première prône un retour à la Terre et la seconde se traduit par l’utilisation de semences anciennes non-OGM, utilisées autrefois, notamment vendues par l’association Kokopelli.

 

Prenez soin de vous et visez votre indépendance en termes de santé.

Jimmy

 

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