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Poids : non, ce n’est absolument pas un indicateur de santé !

Si vous êtes un lecteur assidu et fidèle de Terraponia, alors il est certain que vous vous rappellerez des deux articles consacrés à la démythification des calories alimentaires : Diététique : la théorie erronée des calories alimentaires et Calories : un mythe, une illusion, une absurdité !

Alors je vous prie de considérer que le mythe de la santé par le poids va s’écrouler de lui-même aujourd’hui ! Cela fait beaucoup trop longtemps que l’on berce les gens avec ce mensonge éhonté qui leur fait miroiter la lune, mais qui n’a jamais été utile, en termes de santé, à qui que ce soit.

Le poids est un business qui fait couler beaucoup d’encre et qui rapporte beaucoup d’argent … oui, enfin à ceux qui écrivent mais certainement pas à ceux qui achètent ! En tête de liste, les régimes ainsi que les magasines spécialisés. A titre secondaire, les « professionnels de la nutrition » (ahah, on rigole beaucoup) que sont les diététiciens et les nutritionnistes. Avant de commencer la lecture du corps du présent article, je vous recommande de (re-)lire celui intitulé Nutrition : la société a besoin d’un nouveau paradigme alimentaire !.

Comprendre l’absurdité du poids en comprenant l’absurdité des mathématiques !

Reprenons les choses dans l’ordre. Non, plutôt dans le désordre !

Dans le cadre du raisonnement par l’absurde, il faut considérer une chose comme vraie puis s’en servir dans la suite du raisonnement … et voir que cela n’aboutit à rien de tangible. Désolé, c’est mon côté dogmatique des classes préparatoires aux Grandes Écoles qui ressort. Avec 11h de mathématiques par semaine, où les chiffres n’ont plus d’importance – seulement les lettres -, ce drame marque à vie. Du peu de choses utiles que je ressors de cette prison intellectuelle universitaire, le raisonnement par l’absurde en fait partie. Je dirais même que c’est le plus utile de tout ce que j’ai pu y voir. Bah oui, dans un monde où tout est absurde … cela permet de pouvoir remonter à la source : la vérité. Voici une petite détente mathématique avant de commencer les choses sérieuses : Absurde x (1/Absurde) = 1.

Dans la mesure où 1 = 1 (cela coule de source), on appelle cela une vérité première (ou axiome). En mathématiques, un axiome est une vérité qui n’est pas démontrable en soi mais qui est tellement évidente que nous sommes obligés de la considérer comme telle ! Voilà sur quoi repose la base du prétendu « savoir » scientifique humain : des trucs que des mecs ont un jour décidé qu’il fallait considérer comme vrais … et que tout le monde a admis comme tel. Petite anecdote : la base des mathématiques actuelles repose sur un truc qu’on appelle la conjecture de Poincaré. Pour rappel, une conjecture est « une assertion pour laquelle on ne connaît pas encore de démonstration, mais que l’on croit fortement être vraie, en l’absence de contre-exemple. Une conjecture peut être choisie comme hypothèse ou postulat pour étudier d’autres énoncés ».

Et après, on vient nous dire à la télé qu’on ne prend pas les gens pour des cons ? Sans rigoler, on demande sans cesse à tout le monde de justifier le moindre de ses faits, gestes et paroles, et on fonde « l’ordre (scientifique) » du monde sur une assertion sans démonstration ? Bon, pas de panique les mathématiciens, je sais que Grigori Perelman aurait apparemment démontré la « véracité » de cette conjecture en 2003 … mais je sais également qu’il a refusé la médaille Fields et 1 000 000$ alors qu’il a résolu l’une des 10 plus grandes énigmes mathématiques de l’Histoire. Il est certain qu’il y a anguille sous roche, surtout qu’il continue de vivre dans son petit appartement austère à Saint Petersbourg. Si vous avez bien fait attention, il vient d’être prouvé en moins de 25 lignes que les mathématiques sont un ramassis de mensonges et d’hypothèses farfelues que l’on démontre soi-disant un jour ou l’autre … on se fout vraiment de nous ! Youpi, je vais encore me mettre à dos tout un pan de gens de la société parce que les faits sont là et qu’ils seront trop bornés pour vouloir enlever leurs œillères.

C’est comme si je disais : « les singes sont d’une couleur orange fluorescent». Ensuite, pendant 97 ans, on mobilise des centaines voire des milliers de chercheurs du monde entier à travailler sur cette assertion non démontrée et invérifiée au moment des dires. Au bout de ces 97 ans, une institution dit qu’elle offre 1 000 000€ pour celui qui démontrera cette « conjecture ». 3 ans après, soit au bout de 100 ans, vous pensez sincèrement que les singes ne seront toujours pas d’une couleur fluorescente ??? On a bien inventé les poules sans plume et les tomates carrées … alors on peut bien inventer dans 100 ans des singes couleur orange fluorescent, non ?

Chers lecteurs, chères lectrices, cette longue petite explication vaut aussi pour le poids. Bah alors, on a plus le droit de faire des oxymores (= figure de style qui consiste à allier deux mots de sens contradictoires) non plus … quelle galère ce système !!!

Qu’est-ce que le poids ? Rien de plus utile que la masse !

Youpi, après les maths, on passe à la physique. Que les physiciens ne s’inquiètent pas, ce n’est pas encore à leur tour de passer sous le projecteur de l’objectivité et du rationalisme.

En physique, il se dit du poids que c’est la « résultante des forces exercées sur les atomes constituant un corps au repos à la surface de la Terre ». Bon, pour faire simple, le poids (en newton) correspond à la masse (en kilogramme) d’un corps multipliée par un chiffre, appelé accélération gravitationnelle (en m/s²) , et qui donne la relation suivante : Poids = masse * 9,80665  ou plus communément P = m*g.

Dans la mesure où masse et poids sont liés par une constante, il est inutile de parler de poids … autant se référer directement à la masse d’un être humain.

Mais quelle masse ? La masse grasse, la masse musculaire, la masse osseuse, la masse des organes, la masse d’eau, la masse cellulaire, etc… ? Yes, on va aller loin avec ça ! Pas de panique, je vous explique !

Quitte a être absurde, les humains sont allés jusqu’au bout du bout. En effet, il est considéré que la masse d’un être vivant (et/ou d’un être humain) est égale à la somme de ses masses (grasse, musculaire, osseuse, etc.). Sous forme d’équation, cela donne : masse totale = masse grasse + masse musculaire + … + masse cellulaire + …  ou encore masse totale = (masses corporelles).

Excellent … et maintenant ? Maintenant, on va démontrer pourquoi le poids la masse n’est aucunement révélatrice de la santé d’un individu !

Les termes « masse » et « santé » n’ont strictement aucune raison d’être associés !

Si certain désirent me dire que « je suis à la masse », je pourrais leur dire que non … « je suis masse » car tout agencement d’atomes liés entre eux possède une masse. Mais, d’un autre côté, je pourrais leur répondre que oui … car je suis connecté à la Terre et qu’en électricité être « à la masse » signifie être connecté à la « terre » (ou le neutre).

Veuillez m’excuser pour mes quelques instants d’égarements devosiens (en référence au génialissime Raymond Devos) mais ce que je viens d’écrire est non seulement objectif mais, en plus, très utile pour la suite du développement.

Oui, « je suis masse ». Mais chaque masse étant également corps (au sens physique du terme), si je suis masse alors je suis aussi corps. Dès lors, si je suis corps je suis agencé par un certain nombre d’atomes … donc je suis masse atomique. Mais tout corps est-il nécessairement vivant ? Non, un bout de métal est un corps, un tuyau de cuivre aussi, un bouchon de plastique également … mais tous trois sont non-vivants. De même, depuis quand les atomes sont-ils vivants ? Depuis … jamais, en fait. Ainsi, la masse doit exclusivement se dire d’un corps non-vivant et n’a strictement rien à faire avec le vivant. Dès lors, c’est là qu’on voit une nouvelle fois que le raisonnement par l’absurde à son utilité.

De fait, pourquoi associer un terme physique (la masse) destiné au non-vivant avec un terme exclusivement réservé au vivant (la santé) ? L’humain social moderne est foncièrement absurde, c’est vraiment une certitude. En effet, selon les dires de l’OMS (Organisation Mondiale pour la Santé), « la santé se définit comme un état de bien-être complet, comprenant l’état physique, mental, social, environnemental… ». On voit bien que la santé fait exclusivement référence au vivant par opposition au terme de « masse » qui renvoie à la simple matière.

« Et l’Indice de Masse Corporelle (IMC), qu’en faites-vous ? », pourrait-on me demander

Qu’est-ce que j’en fais ? Rien du tout. Au risque de choquer plus d’un bisounours, j’ai généralement pour coutume de donner le nom suivant à l’IMC : Indice de Merde Cérébrale (contenue dans le cerveau des gens, bien sûr).

Pour rappel, l’IMC a été inventé par Adolphe Quételet (scientifique et fondateur de la statistique moderne … ça en dit long) au XIXème siècle. Le nom originel de l’IMC était en réalité l’indice de Quételet, dont voici la formule mathématique :

Indice de Quételet = Poids/(Taille*Taille)

Bon, après la création de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) en 1948, il fallait trouver un moyen de « quantifier » la santé pour justifier la nécessité de prendre des médicaments, de suivre des régimes, et de rendre légale la consommation de substances neurotoxiques. Et c’est cette formule gribouillée en 30 secondes qui a été retenue pour cela. Youpi ! Ah, franchement … ils sont vraiment forts. Et dire que ce sont ces gens-là qui sont estimés pour leurs « compétences ». On voit vraiment que notre santé est leur principale préoccupation … sans rire.

Sérieusement, comment un être humain normalement constitué peut-il envisager une seule seconde qu’un corps en bonne santé (dit « de corpulence normale » selon les bases IMC) se définisse entre 18,5 et 25. Il n’y a même pas d’unité, c’est dire la connerie de leur formule.

Chers lecteurs, chères lectrices, la santé est INQUANTIFIABLE. Voilà LA révélation du jour. Les chiffres et les statistiques ne définiront jamais ce qu’est la bonne ou mauvaise santé. On peut être un peu corpulent et être en excellente santé du point de vue physiologique et, à contrario, être svelte et sportif et être en très mauvaise santé du point de vue physiologique. Comme le mentionne l’OMS, pour une fois qu’ils disent quelque chose d’utile, la santé se définit par le bien-être complet de l’organisme … nous l’avons dit plus haut. Et depuis quand le bien-être est-il quantifiable ? Depuis … jamais. C’est étonnant, cela sonne comme du déjà vu, n’est-ce pas ?

Conclusion

Peut-être serez-vous nombreux à m’accuser de réflexion ! Peut-être serez-vous nombreux à lire cet article fort important d’une manière fort désinvolte ! Peut-être prendrez-vous mes démonstrations pour des élucubrations, mais qui ne peuvent pas en être puisque mes arguments sont basés sur des faits solides comme de la roche … qui elle dispose bien d’une masse. Ahhh, je vous taquine. Que vous m’appréciez ou que vous me détestiez, je m’en fiche.

Si Terraponia entend créer un nouveau paradigme alimentaire, c’est aussi parce que le monde en a plus que besoin. On prend les gens pour des cons, ça marche et le résultat est que VOUS et VOTRE PROGÉNITURE en payez le prix fort et ce, depuis bien trop longtemps. Alors, avant de cracher sur Terraponia et de défendre ces abrutis de labos et de collabos, demandez-vous un instant lequel d’entre tous est le plus humain et le plus de votre côté.

Avec une once de jugeote, le calcul est vite fait. D’un côté, un être humain qui fait son maximum pour vous dire les choses telles qu’elles sont vraiment afin de vous réveiller et, si possible, de sauver la vie de ceux qui en ont besoin. De l’autre côté, des industriels et dirigeants corrompus par l’argent dont le seul objectif est de « vendre plus » et qui se savent protégés par des gouvernements qui sont à leurs bottes.

Alors, de quel côté penchez-vous ? A travers Terraponia.fr, je sais qui je défends : en latin, on l’appelle la Vox Populi (la Voie du Peuple). Que cela plaise ou non, c’est le cas et inutile de croire que j’en démordrai un jour.

Pour citer Rockin’ Squat, « j’écris et j’écrirai encore qu’il faut sauver la planète même si tout le monde pense que j’ai tort ».

Prenez soin de vous et visez votre indépendance en termes de santé avec Terraponia.fr.

Jimmy

 

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Terraponia.fr est le site sur lequel Jimmy s’exprime fréquemment et livre un décryptage impertinent et sans concession sur les thématiques de la nutrition & de la santé. Merci à vous de visiter mon site. Sachez que vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information sur https://terraponia.fr. »

2 réflexions au sujet de « Poids : non, ce n’est absolument pas un indicateur de santé ! »

  1. Je ne suis pas d’accord avec article. L’IMC n’a jamais été un indice de bonne santé, mais un indice de poids par rapport à une norme. Grâce à l’IMC, l’on peut évaluer facilement si une personne est en surpoids et même si elle est obèse. Et personne ne nierait qu’une personne en surpoids à plus de risques de maladies cardiovasculaires, et quand elle est obèse, les risques sont multipliés ainsi que les risques de diabète.
    Donc, ceux qui ont indice bas ne sont pas forcément en bonne santé, mais ceux qui ont indice haut, multiplient les risques de maladies mortelles.

  2. Bonjour,

    La norme dont vous parlez est une norme-type de santé. Le problème est que la notion de “santé” a été détournée de son sens originel dont j’ai fait mention dans l’article. A l’heure actuelle, être en bonne santé … c’est être conforme à la norme sociale alimentaire définie par l’Indice de Quételet et d’autres indicateurs.

    Je n’ai pas dit que cet indice de Quételet était le SEUL indicateur de santé dans la société moderne, j’ai simplement dit qu’il n’en était absolument pas un. Mais bon, dans le domaine de la nutrition moderne, il reste le plus utilisé pour soi-disant rapidement voir si une personne est globalement en bonne forme.

    Cela est juste ridicule, mais c’est la triste réalité. Une personne arrivant avec un résultat de 22 chez un spécialiste sera rarement considérée au premier abord comme déficiente, en termes de santé. Une personne arrivant avec un résultat de 17 ou de 26 sera tout de suite soumise à des tests un peu plus approfondis. Pourtant, ces chiffres ne sont en rien révélateurs de quoi que ce soit !

    La santé reste et demeure inquantifiable, c’est d’ailleurs ce qui fait que quasiment tous les spécialistes se trompent et, qu’aujourd’hui, rares sont ceux qui ont la véritable capacité de soigner et de donner des conseils clairs pour évoluer vers les summums.

    “Donc, ceux qui ont indice bas ne sont pas forcément en bonne santé, mais ceux qui ont indice haut, multiplient les risques de maladies mortelles”. Voilà un propos-type de la médecine traditionnelle qui est strictement infondé et qui n’est aucunement corrélé à la réalité des faits.

    Il est temps de sortir la tête des chiffres, car ils brouillent la vue.

    Merci pour votre intervention.

    Bien à vous.

    Jimmy